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ÉDITION N°46 - Mercredi 20 Décembre 2017
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«A l’aube de mon ombre»

Léonard Vullioud : «L’ombre est pour moi un mot qui permet d’approcher tout ce que l’on ne sait pas encore autour de la mort.» (photo cag)

Tramelan – Léonard Vullioud

Récemment sorti de presse, le 1er livre de Léonard Vullioud «A l’aube de mon ombre» a de quoi susciter la curiosité. Habitant à Tramelan avec son épouse et ses deux enfants depuis plusieurs années, cet auteur, psychothérapeute indépendant exerce également sa profession à l’Envol.

Lorsqu’on saisit pour la première fois un nouveau livre, il est normal d’observer l’illustration de sa page de couverture et le titre du livre. Ensuite, on le retourne pour découvrir sa quatrième de couverture. Lançons-nous dans cette découverte en compagnie de Léonard Vullioud.

La magnifique peinture d’une tête de lion très colorée a-t-elle un rapport avec le titre de votre livre et le thème que vous abordez dans celui-ci ?
Non. Pas du tout. Cette peinture m’a été proposée par le peintre, c’est-à-dire mon papa.

Votre papa est donc un peintre ?
Non, sa profession s’exerçait dans la technique mais il a incontestablement de réels talents pour s’exprimer par des peintures. Je souhaitais l’associer d’une manière ou d’une autre à mon projet d’écriture et je suis très heureux de voir le résultat. L’éditeur de mon livre n’a pas hésité un instant pour accepter cette proposition de même que le titre.

«A l’aube de mon ombre». Un titre énigmatique vous en conviendrez ! Que se cache-t-il derrière celui-ci ?
L’ombre était pour moi un mot qui permet d’approcher tout ce que l’on ne sait pas encore autour de la mort. Le livre souhaite aller à l’encontre, au-delà, de ce tabou qu’est la mort, il cherche à lever le voile. L’aube est un dévoilement.

Le dos du livre vous présente brièvement. A ceci s’ajoute un texte signé par Rosette Poletti, psychothérapeute très connue en Suisse et à l’étranger. En bref elle écrit : «A l’aube de mon ombre» est un conte que l’on ne peut pas quitter avant de l’avoir terminé. L’auteur nous fait entrer dans la partie la plus intime des personnages du récit. Il met des mots sur ce qui reste indicible pour la plupart des gens». Etait-ce un de vos objectifs en écrivant ce livre ?
Oui. Et j’espère qu’il encouragera les lecteurs à aborder le thème de la mort avec plein de personnes. Le thème de la mort va rencontrer tout le monde. Les gens qui vont bien, qui ont une vie équilibrée et dont leurs besoins sont comblés ont forcément perdu quelqu’un à un moment ou à un autre. Ce n’est pas dramatique dans tous les cas, mais j’ai observé très peu d’exemples où les décès ne laissent pas d’empreintes. Pendant longtemps, je pensais évoluer dans une famille tranquille, équilibrée dans laquelle la mort intervient comme on l’attend, de manière à ponctuer la vie d’un individu. Je pensais que c’était tout naturel. Simplement en me repenchant sur certains décès, je me dis que ce n’est pas si évident que cela. L’idée dans mon livre est de s’arrêter sur cet aspect de la mort. Les questions que je désire susciter chez mes lecteurs sont : suis-je vraiment libre en pensant à ces personnes disparues ? Est-ce qu’il y a encore quelque chose qui n’est pas abouti, qui reste à vivre par rapport à ces décès du passé ?

Est-il possible d’aborder sereinement sa propre mort ?
Sur un plan biologique, non. La vie qui nous anime bataille pour lutter contre la mort, pour la repousser à tous points de vue. Par contre, si l’on entre dans le domaine de la spiritualité, il y a des ingrédients qui nous permettent de regarder en direction de sa propre mort pas uniquement avec l’angoisse de se dire : est-ce que tout s’arrête ? Là, la spiritualité peut apporter un apaisement. Personnellement j’y crois.

Votre livre, sous la forme d’un conte, décrit quatre décès. Avez-vous déjà reçu des réactions de lecteurs ?
Les premiers échos relatent beaucoup d’émotions. Particulièrement lié à l’un des quatre récits de morts. Laissons aux lecteurs le soin de découvrir lequel.
Merci Léonard Vullioud de nous avoir consacré un peu de votre précieux temps.

Charles-André Geiser

Description du livre
Léonard Vullioud, 99 pages, format 11 x 18 cm, Editions Oladios, Novembre 2017, disponible en librairie et par le biais du site www.editions-oladios.ch.