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ÉDITION N°46 - Mercredi 20 Décembre 2017
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Un hommage sobre, digne et humble

Poésie, verbe, histoire, écriture : Roland Stähli excellait dans tout. (photo ldd)

Tramelan – Sortie du film «Roland le Transjuran»

Roland Stähli (1917 - 2010) aurait eu cent ans cet automne. Un film documentaire intitulé «Roland le Transjuran» lui rend hommage d’une façon inédite. Réalisé par Denis Maurer et Patrick Amstutz, le film mêle témoignages de proches et anecdotes savoureuses, et porte à l’écran les dernières paroles de l’intellectuel tramelot, qui se remémore ses jeunes années. Loin de toute politique, le propos fait ici surgir un jeune visage passionné de culture et d’humanités, au temps de la création de La Revue Transjurane, en 1938. A l’image du personnage honoré dans ce film, l’hommage est sobre, digne et humble.

Réalisé par Patrick Amstutz et Denis Maurer entre 2012 et 2017, le film documentaire de 40 minutes intitulé «Roland le Transjuran» en hommage à Roland Stähli (né le 13 septembre 1917 et décédé le 28 août 2010) sort à l’occasion du centenaire de sa naissance. Il a reçu le soutien du canton de Berne, du Conseil du Jura bernois et de la commune de Tramelan.

Une jeunesse enthousiaste


Figure marquante de Tramelan, intellectuel passionné de poésie française et de musique, Roland Stähli avait voulu, en 1938 déjà, attacher Tramelan aux lettres françaises. Si les tramelots Albert Gobat ou Virgile Rossel ont fait rayonner le nom de Tramelan sur le plan national, Roland Stähli est aussi un nom d’importance pour Tramelan et sa région, car synonyme d’un engagement culturel généreux, dont La Revue Transjurane est l’un des visages les plus connus. «Nous sommes des jeunes, des enthousiastes», écrivait-il d’entrée de jeu. Le film aborde cette personnalité, éclose à ce moment-là, marquée très profondément par cet amour de la culture, d’une manière inhabituelle et vivifiante.

Témoignages précieux et variés


Le film souhaite tirer un trait d’union entre le passé et le présent, et fait circuler d’abord et avant tout, grâce aux très beaux témoignages qui le constituent, une parole vivante, qui prend les couleurs soit de l’affection, soit de l’humour, soit de la poésie.

Les protagonistes du film sont : Mario Annoni, Elisabeth Baume-Schneider, Milly Bregnard, Vincent Girardin, Hervé Gullotti, Mireille Lévy, Elodie Lévy-Gerber, Francis Stähli, Luigi Stähli et Roland Stähli, avec des interventions des comédiens Antoine Le Roy et Erika von Rosen sur des textes de Roland Stähli lui-même. Les tournages ont eu lieu à Bienne, à La Chaux-de-Fonds, à La Neuveville, à Neuchâtel, à Porrentruy, aux Reussilles et à Tramelan. La projection publique est prévue le samedi 20 janvier (18 h) et le samedi 30 janvier 2018 (20 h) au Cinématographe de Tramelan.

(cp-oo)

Ils l’ont dit !


Philippe Augsburger (Maire de Tramelan): «Que ce soit le verbe, la poésie, l’histoire ou l’écriture, Roland Stähli excellait dans tout. Tramelan lui doit beaucoup. Je pense par exemple à la fusion entre Tramelan-Dessus et Tramelan-Dessous. Au parti libéral-radical, son avis a toujours été déterminant.»

Beat Geiser (ancien élève de Roland Stähli et Conseiller municipal, Tramelan): «Roland Stähli était une personnalité marquante, un perfectionniste doté d’une autorité naturelle peu en phase avec mes limites en français et mon esprit rebelle de l’époque.»

Jérôme Benoit (Délégué culturel du CJB): «Roland Stähli était un défricheur culturel animé par la volonté de décentraliser la culture. Humaniste d’une grande humilité ayant le sens du devoir, il a joué un grand rôle dans le domaine de la culture en faisant souffler l’esprit transjuran.»

Hervé Gullotti(Chancelier de Tramelan) : «Passionné, exigeant et d’une grande honnêteté intellectuelle, Roland Stähli était plus en quête d’esthétisme que d’idéologie littéraire. Son humilité l’a fait ressembler à un homme d’ici.»

Patrick Amstutz (co-réalisateur du film): «Chez Roland Stähli, tout a pris forme par son goût des lettres. C’était un très bon orateur qui maîtrisait parfaitement la rhétorique politique. Nous lui devons de belles réussites poétiques. Habité par une grande ambition littéraire, il avait faim de lettres, de culture. Roland Stähli a osé la nouveauté, la jeunesse. Il a lié les générations par son esprit fraternel.»

Denis Maurer (co-réalisateur du film): «Roland Stähli parlait sans notes et ne bafouillait jamais. En réalisant notre documentaire, nous avons décidé d’enrober et de rythmer le sujet, surtout au début, de manière à mettre une «sauce cinéma» dans ses propos.»

(oo)