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ÉDITION N°2 - Mercredi 17 Janvier 2018
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Commandant au tempérament de feu

Le vice-commandant, Thierry Charmillot (à gauche) et le nouveau commandant Frédéric Maret dans la caserne de Moutier. (photo ps)

Moutier – Du changement au CRISM

Depuis le début de l’année 2018, Frédéric Maret a pris les commandes des pompiers à Moutier, succédant ainsi au major Raphaël Délétroz. De son côté, le vice-commandant Thierry Charmillot a fêté ses dix ans de service au sein du CRISM. L’occasion de faire le point avec ces soldats du feu. Rencontre.

Un nouveau commandant a été choisi à la tête du CRISM, le Centre de renfort, d’interventions et de secours de Moutier. Il s’agit de Frédéric Maret, qui à l’âge de 35 ans. Il succède au major Raphaël Délétroz. D’origine valaisanne, Frédéric Maret est actuellement coordinateur de l’instruction au CRISM. Il a toujours voulu s’engager dans les pompiers. Il faut dire qu’il y était presque prédestiné puisque son père, son oncle et son cousin avaient eux aussi choisi de combattre le feu : «Quand j’étais petit et que je voyais les camions rouges, je rêvais déjà de devenir à mon tour pompier. Et aujourd’hui j’en suis très fier», raconte le futur commandant. Actif depuis 10 ans au sein de la caserne prévôtoise, cet ouvrier d’usine de profession s’est dit « très honoré » de cette nomination et entend être à la hauteur de sa nouvelle fonction. Et il aura certainement fort à faire puisque le recours aux pompiers est de plus en plus fréquent et les interventions de plus en plus variées. L’année dernière, le CRISM a en effet effectué une centaines d’interventions. Il peut s’agir d’une simple alarme qui se déclenche, d’une fuite d’hydrocarbure, d’accidents de personnes et bien sûr d’incendies. En cette période de Noël, l’équipe de la caserne prévôtoise reste d’ailleurs en alerte car les incendies provoqués par les bougies et autres sapins sont toujours très fréquents.

Fidélité à l’épreuve du feu


Pour mener à bien ses futures missions, Frédéric Maret pourra compter sur toute son équipe mais aussi sur la longue expérience du capitaine Thierry Charmillot, l’actuel vice-commandant. A l’âge de 47 ans, ce cuisinier de métier vient de fêter ses 25 ans de service au sein du CRISM. Pour le remercier de son engagement durant toutes ses années, il a reçu un magnifique casque américain, avec son nom gravé sur le dessus, qui risque de lui être fort utile. En effet, malgré toutes ses années de service, il entend bien poursuivre son engagement : «J’aime être là quand les gens en ont besoin et les rassurer quand ils se retrouvent dans des situations difficiles.»
Au total, le vice-commandant a effectué cette année plus de 300 heures de service comprenant les interventions sur le terrain, la pratique et les formations complémentaires. Et parmi toutes les interventions qu’il a effectué, Thierry Charmillot se souvient de l’une d’elle plutôt cocasse : «Nous avons dû extraire un chiot qui était coincé dans un tas de bois et il nous a fallu plus de deux heures pour y parvenir. Mais sa propriétaire était si heureuse que cela a représenté une grande satisfaction pour moi.» D’autres interventions sont bien plus pénibles et les pompiers sont confrontés à des accidents et aussi malheureusement à des décès : «Dans les cas les plus durs, il n’est pas toujours facile d’oublier ce que nous avons vu dans le cadre d’une intervention. On garde souvent des images pénibles en mémoire et il faut essayer de passer à autre chose.» Et un pompier se doit de garder les idées claires au moment d’intervenir comme l’explique Frédéric Maret : «Un bon pompier ne doit pas être une tête brûlée. Il doit être conscient des risques et prendre son temps pour les évaluer avant d’agir. Il ne peut pas être habité par la peur mais une saine appréhension est nécessaire pour ne pas agir de façon précipitée. Nous ne sommes pas des super-héros.» Mais alors que nous parlons de sa vision du rôle de pompier, la sirène retentit. Le futur commandant étant de piquet durant cette semaine, il doit nous abandonner pour intervenir immédiatement. Et la vie de la caserne reprend son cours.

Pascale Stehlin