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ÉDITION N°15 - Mercredi 18 Avril 2018
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L’émerveillement reste intact !

Giovanni Resta, un véritable passionné de la nativité reconduira son expo de crèches l’année prochaine. (photo cg)

Moutier – Exposition de crèches

Elles ont tous les styles, sont de toutes les matières, de toutes les formes sur divers supports, proviennent de tous horizons, voire du monde entier. Elles varient de 1 cm2 à 35 m2. Les crèches et leur petit Jésus ont à nouveau rencontré un magnifique succès en déplaçant plus de 4000 visiteurs venus d’un peu partout. Il faut dire que cette exposition, qui se veut multiculturelle sans aucune orientation religieuse ou politique, suscite un intérêt notoire et rencontre un succès croissant.

L’air un peu fatigué mais fier, heureux et content du résultat, Giovanni Resta, qui a passé la septantaine, ne tarit pas d’éloges sur son expérience de présenter des crèches à un public qui en redemande. C’est vrai que le virus le démange depuis tout petit déjà, dans sa province de Lecce natale. L’idée a germé dans sa tête il y a bien longtemps, mais c’est il y a huit ans qu’il a décidé de présenter, à la suite d’une rencontre avec un missionnaire collectionneur, sa première exposition sur la nativité. Au fil des ans, le succès est devenu grandissant et il a créé une association.

Des visiteurs de partout


La manifestation est originale et est relayée par les journaux, les radios, les télés, ce qui l’a fait connaître bien en dehors des frontières locales. Les visiteurs sont de tous les âges, de toutes les confessions, de tous bords et apolitiques. Et il y tient, signor Resta. Son exposition est visitée par des classes scolaires, des groupes de personnes âgées, des familles, des cars entiers venus de part et d’autres, avec rendez-vous ou pendant les heures d’ouverture. Beaucoup viennent de Suisse allemande ou de l’étranger. Toute ces personnes diverses, dit-il, se sentent à l’aise dans cet environnement et l’encouragent à la continuité. Environ 70 à 80% viennent pour la première fois, se réjouit-il. Même si cette année il y a eu un peu moins de monde à cause des intempéries, cela ne le décourage pas de remettre l’ouvrage sur le métier pour la suite. Il est aussi très touché par les remerciements qui lui sont adressés et les discussions positives après les visites.

Rendez-vous l’an prochain


En dehors des classiques qui sont présentées chaque année, telles que l’enfilade de vitrines retraçant la vie de Jésus depuis l’annonciation jusqu’à sa vie à Bethléem, en provenance de Lourdes, ou une crèche reçue du Vatican que beaucoup demandent à découvrir, il faut renouveler l’exposition pour garantir son attractivité. Giovanni, très croyant, cite une missive reçue dernièrement de la conférence des évêques qui souhaite savoir si l’expo aura bien lieu l’an prochain. Et il se félicite de compter déjà plus de trente personnes qui ont proposé leurs services pour la confection d’une crèche pour la prochaine édition. Il cite également avec émotion, celle reçue d’un enfant de huit ans, placée dans une boîte d’allumettes, et dont les personnages sont faits de pâte fymo, accompagnée d’un message de motivation griffonné sur un bout de papier.
Certains sont d’une ingéniosité débordante pour présenter des crèches de toutes formes et couleurs, et de toutes les matières, bois, métal, terre cuite, pierre ou matériaux divers, classiques, rustiques, modernes ou individualisées, voire automatisées, complexes ou épurées.

Quel avenir ?


Si la gratuité est de mise pour la visite, Giovanni Resta peut compter sur de nombreux bénévoles pour transbahuter des tonnes de matériel, procéder au montage qui demande l’expérience de plusieurs corps de métier, recevoir les visiteurs etc… Il est reconnaissant aussi aux personnes qui lui prêtent du matériel, aux sponsors, et toutes celles et ceux qui le soutiennent de quelle manière que ce soit.
Ce passionné verrait aussi toujours d’un bon œil que ses crèches puissent trouver une fois un toit permanent et figurer au nombre des musées de la ville. Affaire à suivre !

Claude Gigandet