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ÉDITION N°36 - Mercredi 10 Octobre 2018
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Spectacle de rêve à Tramelan

Assister à un théâtre de très haute tenue dans la continuité des fêtes, constitue la meilleure des manières de commencer l’année. Ce constat se vérifie d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une pièce aussi mythique que « La Bonne planque ». Organisé par Arc Emotions samedi dernier à la Salle de la Marelle à Tramelan, ce spectacle a conquis le public. On voit ici Anne-France Tardiveau, Pierre Aucaigne et Vincent Kohler (de gauche à droite) lors d’un passage mouvementé de cet irrésistible vaudeville. (photo Manuela Belmonte)

Tramelan – « La bonne planque » fait un tabac

Les superlatifs manquent pour décrire valablement la prestation des comédiens du Boulevard Romand qui ont éclaboussé «La bonne planque» de leur talent, samedi dernier à Tramelan dans une salle de La Marelle bondée jusque dans ses moindres recoins. Organisé par Arc Emotions, cet événement réunissait les ingrédients suffisants pour plonger le public dans un océan de bonheur. Un théâtre de cette qualité-là, on en redemande à forte dose.

Jouée sur un rythme infernal par des comédiens qui n’ont d’égal à leur talent que leur humilité, la pièce de théâtre «La bonne planque» a véritablement conquis le public, samedi dernier à Tramelan. Au sommet de son art, Pierre Aucaigne a tenu le rôle de Bourvil à la perfection dans cette pièce-hommage marquée par son lot de rebondissements et de scènes cocasses. Le plus impressionnant, dans l’histoire, c’est l’intensité des enchaînements et la prestance des comédiens. On ne peut que remercier Arc Emotions d’avoir mis sur pied cet événement avec l’idée louable de reverser les bénéfices de la soirée aux écoles primaire et secondaire de Tramelan qui sauront assurément les utiliser à bon escient lors de diverses activités.

Planque pas si tranquille…


On ne peut raisonnablement pas assister à une pièce de théâtre à Tramelan sans vous dévoiler la… trame de l’histoire. Emile (Vincent Kohler) a commis un vol à main armé dans une banque parisienne. Avec son amie Lulu (Anne-France Tardiveau), il se réfugie dans l’appartement inoccupé d’Antoine Perrin (Pierre Aucaigne) : «Je me suis renseigné, c’est un cornichon», dit Emile. Le hic, c’est que le cornichon en question, fonctionnaire du ministère de l’Agriculture sans histoire, rejoint son appartement plus tôt que prévu. Lulu décide alors d’utiliser toutes les ficelles de la séduction pour ne pas éveiller les soupçons. Caché dans la penderie, Emile passe par tous les états d’âme dans une planque pas si tranquille. En effet, l’arrivée de Fernande (Maria Mettral), épouse de l’inspecteur de police Péquinet (Jacques Vassy) et maîtresse d’Antoine Perrin va encore donner du fil à retordre à Lulu et Emile. On pense notamment à la confusion semée par une valise qui contient l’argent du hold-up et une autre, exactement identique, qui dissimule des sachets de thé en tous genres. Parmi les nombreux passages délicieux qui défilent durant la pièce, on citera notamment les pépites suivantes : «Le plouc me plaque», «J’ai compris, tu voulais me descendre pour mon thé» ou encore «Je suis chauve du menton». Dans la dernière ligne droite de la pièce, un journaliste radio (Florian Sapey) débarque dans l’appartement pour annoncer à Antoine Perrin qu’il a gagné un prix pour sa chanson «Ton thé t’a-t-il ôté ta toux». Un final en apothéose qui reflète à merveille l’intégralité de cette comédie décapante qui ne verse jamais dans la vulgarité. C’est aussi ça le charme de «La bonne planque» !

Olivier Odiet