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ÉDITION N°33 - Mercredi 19 Septembre 2018
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L’homme qui révolutionne la SAP

Pierre Alain Schnegg : «Il est très important de pouvoir donner au canton de Berne un statut digne de son rang.» (photo Olivier Odiet)

Election au Conseil-exécutif – Pierre Alain Schnegg

Conseiller d’Etat en charge de la santé publique et de la prévoyance sociale, Pierre Alain Schnegg a opéré de nombreuses réformes depuis son arrivée à Berne en avril 2016. Certaines décisions impopulaires lui valent de nombreuses critiques, mais il suit sa ligne de conduite avec fermeté sans se préoccuper de tous ces éléments perturbateurs. Son objectif est clair : recentrer l’Etat sur sa mission essentielle, éliminer les prescriptions inutiles et mieux définir les critères de qualité.

Contrairement à d’autres politiciens que nous pourrions qualifier d’opportunistes, Pierre Alain Schnegg ne cherche pas à plaire pour assurer une réélection. Il préfère sortir avec ses idées plutôt que de rester en place en ménageant la chèvre et le chou. Depuis son arrivée à la SAP en avril 2016, l’élu UDC a opéré de nombreuses réformes dans le domaine de la santé et du social. Une véritable révolution qui n’est évidemment pas sans provoquer l’indignation de ses adversaires politiques qui condamnent fermement certaines de ces mesures d’économie.

Place aux techniques modernes


Dès son arrivée à Berne, le citoyen de Champoz a mené des entretiens approfondis avec les cadres et collaborateurs de sa Direction et de l’administration cantonale en analysant de manière détaillée la plupart des dossiers qui relèvent de sa compétence. Pierre Alain Schnegg a donc pu se faire une idée très précise sur le fonctionnement de la SAP. Il en a déduit que les processus étaient souvent lourds, compliqués et qu’ils ne recouraient que très partiellement aux techniques numériques modernes. Bref, il s’est aperçu que tous les secteurs pouvaient être améliorés. D’où sa volonté de faire bouger les choses…
On ne trahira pas un secret en précisant que le Directeur de la SAP a placé le contrôle des coûts au centre de ses préoccupations. Dans le contexte tendu des finances cantonales, il est compréhensible que Pierre Alain Schnegg souhaite stabiliser l’évolution des dépenses publiques. Plus que ses intentions, c’est peut-être sa manière de procéder qui peut surprendre sachant que le grand public n’est pas habitué à une culture entrepreneuriale dans le domaine de la santé et du social.

Séances courtes et intensives


La mue qu’il opère depuis 2016 à la SAP commence toutefois à porter ses fruits et certains de ses détracteurs ont déjà révisé leur jugement en admettant volontiers que la voie suivie par Pierre Alain Schnegg allait forcément déboucher sur des résultats efficaces. «Vous savez, que l’on travaille dans le privé ou pour l’Etat, il existe de nombreuses similitudes», explique-t-il. «Je pense à l’organisation, au suivi des projets, à la satisfaction du client. En ce qui me concerne, je rencontre tous les offices de la SAP chaque semaine. Je préfère des séances courtes et intensives où l’on prend des décisions plutôt que de tenir d’interminables discussions sans jamais trancher dans le vif.»

Des chantiers conséquents


La liste hospitalière, la loi sur l’aide sociale et la restructuration de l’asile constituent les trois plus gros chantiers conduits actuellement par le conseiller d’Etat UDC. Mais au fait, qu’est ce qui passionne le plus Pierre Alain Schnegg dans sa fonction de Directeur de la SAP ? «C’est le fait de gérer des projets, de prendre des décisions importantes pour ce canton fantastique et plein de ressources. Mon but, c’est aussi de mieux le mettre en valeur et de faire en sorte que ses objectifs soient plus ambitieux. Aujourd’hui, Berne ne se situe pas à sa juste place dans la hiérarchie des cantons suisses. Il est donc très important de pouvoir lui donner un statut digne de son rang.»
Parfaitement conscient qu’il trouve sur son chemin des obstacles qui n’existent pas dans le privé, le successeur de Philippe Perrenoud sait qu’il faut un certain temps avant de pouvoir les éliminer. «En politique, il est difficile de se mouvoir rapidement. Dans ce contexte, les objectifs fixés ne se concrétisent pas du jour au lendemain. C’est un travail de longue haleine.» 

Campagne menée en team


S’agissant de la campagne menée par Pierre Alain Schnegg en prévision de l’élection au Conseil-exécutif du 25 mars prochain, elle est totalement différente de celle de 2016. «Il y a deux ans, je menais une campagne en solitaire alors que cette fois-ci, l’accent est mis sur des actions et des activités communes avec les trois autres candidats du ticket. Même si je ne peux pas répondre à toutes les sollicitations, j’essaie d’être présent dans toutes les régions du canton de manière à ne prétériter personne.»
Quand on demande à Pierre Alain Schnegg si la tendance qui se dessine dans cette campagne lui est plutôt favorable, sa réponse est limpide : «Je ne vais pas me lancer dans ce genre de spéculation. Je fais mon travail au mieux et c’est la population qui décidera.»
Appelé à se prononcer sur les deux autres candidats du Jura bernois au Conseil-exécutif, notre interlocuteur n’est pas emprunté au moment de répondre : «Maurane Riesen est une personne très agréable qui connaît parfaitement ses dossiers. Il est dommage qu’elle soit dogmatique sur la Question jurassienne. Quant à Christophe Gagnebin, j’ai eu l’occasion de le côtoyer au CJB. Il connaît lui aussi très bien ses dossiers et ses interventions sont toujours pertinentes. C’est un homme qui ne s’exprime pas inutilement.»

Olivier Odiet


Du tac au tact


– Monsieur Schnegg, quel était votre rêve d’enfant?
– Devenir aiguilleur du ciel, mais ne demandez pas pourquoi…

– Quel est votre leitmotiv ou votre mot-clé en vue de l’élection?
– Faire au mieux ce pour quoi on s’engage.

– Quelles sont vos passions en dehors de la politique?
– J’aime bien retrouver mon environnement familial et faire de la photo.

– Comment et où vous imaginez-vous dans dix ans?
– Je n’ai jamais fait de plan de carrière jusqu’ici. Même la politique n’était pas prévue au programme. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’ai suffisamment d’idées pour rebondir dans d’autres domaines.

(oo)