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ÉDITION N°12 - Mercredi 28 Mars 2018
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Un défi qui lui donne des ailes!

Marine Groccia et Andreas Kurmann, son nouvel entraîneur. (photo ldd)

VTT – Marine Groccia

Restant sur une saison qu’elle qualifie de mitigée, Marine Groccia a décidé de relever un nouveau défi au sein de l’équipe Strüby BiXS Team. Après une préparation intensive, elle a lancé sa saison le week-end dernier à Marseille dans le cadre de la Coupe de France. Rencontre avec une compétitrice exemplaire qui éprouvait le besoin de prendre un nouveau départ pour retrouver toutes ses sensations.

On ne trahira pas la vérité en prétendant que la vie de Marine Groccia se résume quasiment à trois mots: boulot, vélo, dodo. C’est justement parce qu’elle redoutait de tomber dans une certaine routine qu’elle a décidé de rejoindre une nouvelle équipe, en l’occurrence le Strüby BiXS Team. «Depuis 2015, j’avais le sentiment de stagner et je pense que le moment était opportun de relever un nouveau défi», confie-t-elle. Comme la citoyenne de Bassecourt a toujours entretenu d’excellents contacts avec le Team Alouettes, elle a parlé de son départ éventuel au responsable Pierre-André Lerch, PAL pour les intimes, qui l’a pleinement encouragé à faire le pas. C’est donc avec le sentiment du devoir accompli qu’elle a décidée de changer d’horizon. Non sans avoir un petit pincement au cœur: «J’ai passé des années magnifiques au sein du Team Alouettes où j’ai côtoyé des gens formidables. D’autre part, j’ai toujours bénéficié d’un service au top. Lorsque j’avais des problèmes mécaniques, on me prenait mon vélo et le lendemain, tout était arrangé. C’était vraiment chouette.» Marine Groccia explique aussi que le fait de quitter son entraîneur Bernard Maréchal après sept ans de collaboration représente également une déchirure douloureuse.

Préparation minutieuse


Si Marine Groccia n’a pas obtenu les résultats escomptés la saison dernière, c’est aussi parce qu’elle a connu des carences en fer et en magnésium. Pour éviter de reproduire le même schéma, elle a décidé d’augmenter les contrôles sanguins. S’agissant de sa préparation, Marine Groccia a multiplié les longues sorties sur route dans la région depuis le mois de novembre tout en pratiquant également le fitness, le gainage et la course à pied. Au mois de janvier, elle a participé à un camp d’entraînement d’une semaine sur l’île de la Grande Canarie. Depuis le mois de février, sa préparation a gagné en intensité. Marine Groccia a lancé sa saison le week-end dernier à Marseille lors d’une course comptant pour la Coupe de France. Elle s’est classée au 45e rang. Comme l’année dernière, l’ambassadrice du Club cycliste Moutier jouera sur deux tableaux, soit la Coupe de Suisse et la Coupe du Monde. «Je préfère ne pas me fixer d’objectifs de rang, car cela ne m’a pas toujours réussi. Mon but, c’est avant tout d’éprouver de bonnes sensations et de faire un bond en avant.»
Dans la mesure de ses possibilités, Marine Groccia participera également à des courses régionales pour partager avec ses potes des moments de convivialité qui lui tiennent très à cœur.

Manque d’explosivité au départ


«Je suis nettement plus à l’aise sur un terrain sec que glissant», confie Marine Groccia. Elle précise également que ses principaux atouts se situent au niveau de sa condition physique et de sa puissance dans les montées tout en admettant manquer d’explosivité au départ: «Je me laisse enfermer pour la simple et bonne raison que je ne joue pas assez des coudes», explique-t-elle. «Je dois également améliorer sérieusement ma technique en descente.»
Concilier le sport avec sa profession de vétérinaire qu’elle exerce à 60% n’est pas toujours une chose aisée: «De manière à mieux récupérer, je consacrerais volontiers plus de temps pour m’astreindre à des séances de massages, d’ostéopathie et de physio, mais mon métier de vétérinaire est également exigeant, intensif et la situation n’est pas si simple. Vous savez, je suis toujours un peu confrontée à un dilemme entre mon travail et mon sport. D’un côté, j’aimerais me former davantage dans le domaine de la chirurgie et d’un autre, je voudrais m’engager encore plus à fond dans le VTT.» Il ne reste plus qu’à savoir de quel côté son cœur balancera…

Olivier Odiet