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ÉDITION N°13 - Jeudi 5 Avril 2018
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Active dans la musique et le sport

Vanessa Roulet dégage un message de confiance pour celles et ceux qui auraient des raisons de baisser les bras. (photo cag)

Formation – Vanessa Roulet

Vanessa Roulet fêtera son 20e anniversaire le 18 avril. Elle habite à Malleray. Son parcours de vie jusqu’à ce jour, jalonné d’événements dramatiques et heureux, dégage un message de confiance pour celles et ceux qui auraient des raisons de baisser les bras. Laissons-là s’exprimer.

«Mes parents sont Suisses. Mais je suis née en France dans la période où ils suivaient une formation théologique. A l’issue de celle-ci, tandis que j’avais six mois, mes parents, ma sœur aînée et moi-même sommes partis vivre en Guinée Conakry. Mon papa qui était ergothérapeute s’était engagé au service de l’Alliance Missionnaire Evangélique (AME), une ONG. Une année et demie plus tard, de graves conflits armés ont secoué ce pays et ont rendu notre situation très dangereuse. Ma maman attendait la naissance de mon petit frère. C’est dans la précipitation que nous avons dû quitter ce pays. Nous sommes revenus en Suisse. Après avoir habité quelque temps à Moutier, nous sommes venus habiter dès 2006 à Malleray. En 2008, Antoine, mon papa était très sportif. Un certain jour, il s’est lancé dans le kitesurf. C’est un sport de glisse consistant généralement à évoluer sur une étendue d’eau et parfois sur la terre ferme, étant tracté par un cerf-volant spécialement adapté nommé aile ou voile. Un accident lui a été fatal et il a perdu ainsi la vie. Cela m’a fortement ébranlée dans mes convictions. Je ne pouvais pas comprendre comment Dieu permettait cela. Au bout d’un certain temps, j’ai repris le chemin d’une église évangélique à Reconvilier où j’ai effectué mon catéchisme. Après ma scolarité, je suis devenue une étudiante au Gymnase de Bienne. J’ai choisi la musique en branche d’option. Elle fait partie de moi depuis ma petite enfance. J’ai pris des cours de chants et de piano, j’aime chanter. J’ai quitté le Gymnase en juin 2017 pour entrer à l’Université à Neuchâtel. J’ai choisi une filière pour devenir une enseignante de niveau secondaire. Mes branches principales sont la géographie et la littérature allemande. Dans cette première année, je trouve encore cela très abstrait. A cela, je devrai encore ajouter 4 ans à Neuchâtel et 2 ans pour un Master. Je trouve toutefois encore actuellement du temps pour des loisirs. Je fais de la natation et de la course à pied longue distance mais sans esprit de compétition. Je ne fixe pas mes yeux sur ma montre. J’aime aussi voir mes amis et manger avec eux. Dans mon église, je fais partie du groupe qui conduit l’assemblée dans la louange. Je suis membre de la chorale de jeunes adultes de 15 à 30 ans, à Bienne. Elle regroupe des jeunes de l’Ecole de musique de la ville. Je fais aussi partie d’Eliora, un quatuor vocal vaudois composé de trois filles et d’un garçon, en cas de besoin pour certains événements. J’aime être active. Franchement, je ne m’accorde que très peu de temps pour regarder la TV. Je me tiens surtout informée par mes contacts à l’Université, mes contacts avec les gens que je côtoie et les réseaux sociaux. Je fais toutefois bien attention pour ne pas y consacrer trop de temps. Je viens de vivre cinq jours sans natel pour l’avoir oublié quelque part. Et je me suis sentie très bien sans celui-ci.»

Propos recueillis par Charles-André Geiser