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ÉDITION N°18 - Mercredi 9 Mai 2018
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Le Bélier restera actif et vigilant

Lors de la conférence de presse, Audrey Juillerat, Clément Piquerez, animateur démissionnaire et Antoine Lab. (photo cg)

Moutier – Fête de la jeunesse jurassienne

C’est ce qu’il a annoncé, lors de la dernière fête de la jeunesse, 54e du nom, qui s’est déroulée samedi dernier à la Sociét’halle de Moutier. Lors d’un point presse, le groupe Bélier est revenu sur son bilan et s’est positionné sur son avenir.

Le mouvement des jeunes autonomistes a précisé qu’il allait se battre jusqu’à la réunification totale du Jura historique, même s’il est conscient qu’il faudra du temps. Il compte pour cela sur la relève, car en fonction du comité et des responsables du groupe, on sait que les actions peuvent varier, mais toujours dans la même ligne politique de son identité jurassienne.

Bilan des années de lutte


C’est à Clément Piquerez, animateur du groupe Bélier qu’il appartenait de jeter un regard sur le passé. Il a précisé qu’à force de harcèlement et d’actions coup de poing, la confédération a bien été obligée de sortir de sa léthargie et empoigner à nouveau le dossier de la Question jurassienne qui se trouvait dans une impasse, même si avec la création de l’AIJ, il y avait le risque de noyer le poisson et de rendre vivable la séparation des deux Juras. C’est pourquoi il a joué le rôle de l’aiguillon pour que les Jurassiens votent à nouveau. Le temps des années de braise et pavés est révolu et le groupe s’est montré discret dans le vote du 18 juin, pour ne pas créer une situation contreproductive, bien que ses membres aient été très actifs sur le terrain et au sein du comité de campagne. Et de rappeler encore ses diverses actions dans de nombreux domaines en précisant que le Bélier a formé des générations entières de militants et de politiciens.

Quel avenir?


Même si pour les cantons de Berne, du Jura et de la confédération, la question institutionnelle est réglée, il n’en est pas de même pour le Bélier qui va continuer sa lutte, et n’annoncera pas sa dissolution. Il veillera notamment à faire valider le scrutin du 18 juin le plus rapidement possible. Quant au vote de Belprahon, il l’a qualifié de «farce démocratique» et précisé qu’il militera pour que la commune puisse revoter sur son avenir cantonal. Il ne lâchera pas non plus le sud, car il faudra toujours défendre son autonomie, sa francophonie et son identité jurassienne. Il s’emploiera également à gommer l’esprit anti-jurassien des communes du Cornet estimant que leur avenir est avec Moutier. Clément Piquerez a encore précisé qu’il quittera l’animation du groupe, épuisé par huit ans de lutte, et qu’une nouvelle génération prendra la relève dans le courant de l’été.

Partie officielle


C’est le maire Marcel Winistoerfer qui a ouvert les discours en remerciant encore tous les acteurs de ce merveilleux retour au bercail en précisant que la ville est là où elle doit être. Il a félicité la jeunesse pour son apport et son engouement qui ont été décisifs en leur affirmant qu’ils détiennent la clé du problème et que les adversaires, sûrs de leur affaire, n’avaient pas saisi l’envergure de leur enthousiasme. Il a encore martelé que «jamais nous ne permettrons que ce résultat acquis de la plus convaincante des manières, parce qu’irréfutable, soit mis en doute», Belprahon dit oui, par la voix de Sandrine Flückiger a tenu à apporter son message. «Notre défaite, pour 7 petites voix, n’ont pas suffi à nos adversaires qui n’ont pas résisté à l’envie de nous provoquer et se moquer de nos sentiments sincères», a-t-elle relevé. Belprahon a dû voter sans savoir ce qu’il adviendrait de Moutier et que 7 mois après, «on ne sait toujours pas si nous devions voter». Elle a aussi regretté que l’arbitrage de ceux qui se font juges et partie n’est pas acceptable.
Clément Piquerez au nom du Bélier, a dit que son groupement souhaite jouer la carte de l’apaisement dans le but de voir Moutier rejoindre sereinement le canton du Jura, mais que la situation actuelle va probablement les obliger à taper du poing sur la table. Il estime inadmissible que le gouvernement bernois puisse colporter en toute impunité de fausses accusations de tricherie. «La coupe est pleine et les militants sont plus qu’exaspérés par ce pourrissement de la situation savamment orchestré par des adeptes de la terre brûlée, avec la passivité de la confédération». Il a encore précisé que la guerre des tranchées fait partie du passé et que même s’il faut être intransigeant avec les autorités et la justice bernoises, il faut tous s’engager à une réconciliation des Prévôtois.

Claude Gigandet