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ÉDITION N°28 - Mercredi 15 Août 2018
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Hervé de Weck ouvre les feux

Tramelan – Cycle de conférences historiques

La commune de Tramelan, la Société jurassienne d’Emulation et le CIP proposent depuis plusieurs années un cycle de conférences historiques. Cette année, les organisateurs ont choisi la thématique «Si tu veux la paix…», en écho à la célébration des cent ans de la fin des hostilités de la Grande Guerre. La première conférence est fixée au CIP, mercredi 16 mai (19h30) avec Hervé de Weck.

La phrase latine «Si vis pacem, para bellum», en français «Si tu veux la paix, prépare la guerre», est le fil rouge du cycle de cette année. Elle décrit bien un concept très suisse de «paix armée», concept qui a non seulement guidé notre diplomatie et notre politique, mais qui a aussi par exemple justifié l’infrastructure militaire de la Suisse. Notre région, à la frontière des pays belligérants, a vécu de près les guerres mondiales du siècle passé qui ne se sont pas achevées sans laisser de traces: monuments, souvenirs, mémoire collective. Il est dès lors opportun de s’interroger sur ce sujet. En particulier, comment une population de nature pacifique a-t-elle surmonté ces temps de crise? C’est aussi un clin d’œil à Albert Gobat, né à Tramelan et prix Nobel de la paix en 1902.

Zoom sur la période 1914-1918 dans le Jura bernois


Mercredi 16 mai (19h30) la première conférence proposée au CIP «1914-1918: l’Armée, les confédérés et les autochtones dans le Jura bernois» sera animée par Hervé de Weck. Ancien membre du Bureau de la Commission internationale d’histoire militaire, ancien rédacteur en chef de la Revue militaire suisse, colonel, Hervé de Weck évoquera la période 1914-1918 dans le Jura bernois, ses aspects à la fois militaires, politiques, économiques et socioculturels. Il apportera un éclairage sur les questions suivantes: Quelle est la menace qui plane sur le pays? Comment le commandement de l’Armée y fait-il face?
Le statut de neutralité de l’époque n’empêche pas les communautés linguistiques en Suisse d’éprouver pour les belligérants des sympathies divergentes, dues à la langue et à la culture. Les populations civiles sont obligées de s’organiser dans la durée sans les hommes dans la fleur de l’âge qui se trouvent sous les drapeaux et sans leurs salaires. Les problèmes économiques et sociaux créent des tensions, spécialement dans les zones urbaines.

Sens du devoir et de la discipline


En outre, les confédérés venus défendre la frontière découvrent les districts jurassiens. Les hommes sous les drapeaux acceptent plus ou moins bien les sacrifices mais à la longue, ils doutent. Les soldats eux-mêmes donnent diverses explications sur les éléments qui les ont fait tenir. Tout d’abord, l’importance de la solidarité, de la camaraderie: ils ne veulent pas abandonner leurs copains. Leur courage puise aussi sa source dans l’esprit de corps, dans le charisme de chefs de section et de commandants d’unité. Le sens du devoir et la discipline leur sont inculqués dès l’enfance dans la famille et à l’école. En Suisse, il n’y a pas de rupture entre le front et l’arrière. Le pays n’étant pas impliqué dans le conflit, les citoyens-soldats font des relèves – parfois très longues – puis rentrent chez eux pour plusieurs mois. Lorsqu’ils se trouvent en service, ils correspondent avec leurs proches. Cartes et lettres se composent largement de non-dits: les soldats, s’ils veulent s’assurer du bon moral des leurs, attendent en retour de bonnes nouvelles. 

 (cp-oo)


Dates des conférences 2018 : mercredi 16 mai; mercredi 20 juin; mercredi 29 août;
mercredi 17 octobre.