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ÉDITION N°28 - Mercredi 15 Août 2018
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Le bénévolat, il connaît ça!

Tavannes – Simon Bertholet

C’est un mec que toutes les sociétés rêvent de posséder dans leur rang. Disponible, compétent, voire hyperactif mais dans le bon sens du terme, Simon Bertholet est sur tous les fronts, surtout en terme de musique. Vice-président du Royal, bassiste du groupe Serge Band ou vice-directeur de la Vicaclique où il joue du trombone, il gère en virtuose toutes ses passions et répond souvent présent aux nombreuses sollicitations dont il est l’objet. Portrait d’un trentenaire dévoué et sympa.

Sa première blague fut d’ouvrir les yeux un 1er avril (1986). S’il est né à Moutier, c’est à Bienne qu’il passe les dix premières années de sa vie avant que ses parents ne s’établissent à Tavannes. Fils de Josette, née Gigandet, ancienne hôtesse et voyagiste, et de Thierry, genevois d’origine, mécano sur voiture, actuellement conseiller de vente dans un shop brico qui fait youpi-yé, Simon Bertholet a une jeune sœur, Célia, journaliste à la radio biennoise. Sa scolarité terminée, il commence un apprentissage de mécanicien sur voiture, mais ce métier ne lui convient pas. Il préfère celui de gestionnaire logistique qu’il réalise dans une petite entreprise tavannoise. Après quelques boulots accessoires, il occupe depuis une dizaine d’années un emploi à Ipsach, dans les pièces détachées de vélo, vélomoteur et moto, comme responsable de la Suisse romande, et prend domicile à Bienne.

En avant la musique!


Les notes le titille et il fourbit ses premières armes musicales avec le groupe des Sound Kids (actuellement Générason) et se frotte au trombone, qu’il jouera aussi à la fanfare de Tavannes. Parallèlement, il apprend la basse et fera partie de petits groupes de rock régionaux. Mais attiré par une musique plus festive, il rejoint la Vicaclique de Vicques où il devient vice-directeur et responsable des arrangements. C’est certainement le seul ensemble de musique, dite guggen, qui joue avec une cornemuse en son sein. La Vicaclique, qui s’est fait ses notes de noblesse, participe bien entendu aux nombreux carnavals régionaux et romands, avec des prestations en France et en Belgique. Elle a également sorti deux CD.

La voie Royal


Attaché à son village, Simon prend part depuis de longues années aux activités du centre cultuel Le Royal qui développe des activités connues et reconnues loin à la ronde. Touche à tout et véritable homme à tout faire, il se familiarise avec les techniques du son et de la lumière dont il est devenu un véritable spécialiste. Devenu vice-président, on compte sur lui pour énormément de tâches. C’est que Le Royal ratisse large avec une programmation éclectique qui touche à la musique, la photo, les arts, le théâtre, la danse ou les performances diverses, etc... C’est lui qui s’occupe de la programmation musicale et il participe à la coordination de l’ensemble des prestations, même s’il n’est pas toujours évident de trouver des terrains d’entente avec des artistes qui peuvent parfois avoir des cahiers des charges conséquents et qui sont parfois capricieux. Il faut aussi composer avec une scène pas très grande et le peu de place pour les spectateurs, mais «dans l’ensemble tout tourne bien et rond», précise-t-il. Simon Bertholet s’est aussi découvert des talents de graphiste et c’est lui qui créé la ligne du visuel du Royal qu’on retrouve au fil des différentes affiches.

A quoi Serge?


Bassiste assidu du groupe Serge Band depuis quatre ans, un groupe qui distille du rock, du blues et de la country, Simon Bertholet vit une aventure exceptionnelle avec ses potes. Cette équipe de Taignons qui comptabilise plus de cent concerts et en est à son sixième opus, trois albums studio, deux enregistrements publics et un vinyle, se sent pousser des ailes grâce à une musique intemporelle, et interprétée en français, s’il vous plaît! On a entendu les Serge sur les ondes des radios régionales mais aussi à la Radio romande où un de leur titre a même été mis en exergue par Option musique. Des reprises, mais également de plus en plus de compositions personnelles font mouche auprès d’un public de tous âges. Le groupe arpente progressivement les scènes de Suisse romande et trace son chemin à vive allure, la tête baissée, tel le taureau qui symbolise leur aventure (taureau qui leur sert d’ailleurs d’emblème), selon leurs propres dires. Leur dernier CD, verni dernièrement, «La Terre», fait de quinze titres, se veut toujours fidèle à cette musique qui sent bon la terre. Une chouette équipe, toute en symbiose, avec laquelle Simon a ajouté une corde supplémentaire à son arc, ou à sa guitare basse, puisqu’il joue sur une cinq cordes! Et là aussi, il participe aux arrangements et créations du groupe, notamment pour les parties avec des cuivres. Il s’occupe encore des dates des concerts.

Mais encore…


Le bénévolat, il connaît ça, Simon. Du temps pour autrui, il en passe encore passablement à son bureau à répondre aux nombreux courriels qui concernent ses multiples activités et la suite à leur donner. Il reconnaît qu’il a grandi dans la génération qui est à l’aise avec l’outil informatique ce qui lui facilite bien les choses. Bien que tenté par le professionnalisme dans les techniques du monde du spectacle où il est à l’aise, il garde cependant la tête sur les épaules et tient à garder pour l’instant un vrai boulot. Dans le peu de loisirs qu’il lui reste, il aime faire un tour à moto, suivre les Grands Prix soit à la télé soit sur place. Avec ses potes, il va voir des concerts ou tout ce qui pourrait intéresser la programmation du Royal, gros machins ou petits trucs! C’est que l’association va bientôt fêter son 100e spectacle. Disons encore que si le bon Simon devait être rémunéré pour tout le boulot qu’il fournit pour les autres à bien plaire, il pourrait presque envisager sa retraite. On a bien dit… presque.

Claude Gigandet