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ÉDITION N°28 - Mercredi 15 Août 2018
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Il en pince pour la ferblanterie

Formation – Virgile Nicolet

Oh le chanceux! De nombreux apprentis et étudiants investissent chaque jour 50 minutes ou plus pour se rendre ou rejoindre leur domicile à leur lieu de formation professionnelle. Virgile Nicolet sort de chez lui à Tramelan, à la rue du 26 Mars, et deux maisons plus loin, il entre dans les ateliers de la Ferblanterie Senaud. Cela lui convient très bien. N’allez toutefois pas en déduire que ce privilège est à la base de son choix professionnel.

Ce jeune homme de 16 ans termine ces jours-ci sa 1re année d’apprentissage de ferblantier. Et si tout se passe positivement, il obtiendra son CFC dans 2 ans.

Virgile, pourquoi avez-vous choisi d’effectuer un apprentissage de ferblantier?
Après avoir effectué plusieurs stages pour me confronter à d’autres professions, j’ai effectué un stage dans cette ferblanterie très proche de mon domicile familial. J’ai trouvé ce métier intéressant. J’ai postulé et signé un contrat.

Où s’effectue votre formation théorique?
A Moutier, au ceff ARTISANAT pour les cours pratiques et théoriques. Quatre semaines de pratique en 1re année réparties en 3 périodes. Au début d’une journée de pratique, par exemple, nous recevons un plan et il s’agit de le réaliser concrètement. Nous apprenons les techniques de réalisation, conseillées par le professeur. Les enseignants sont des gens du métier et l’ambiance en classe est excellente. Pour la théorie, c’est une journée par semaine. J’apprécie le dessin sur papier et les connaissances professionnelles. Notre professeur a des dizaines d’années d’expérience, il est super compétent. Au premier coup d’œil, il voit les petites erreurs. On apprend vraiment bien avec lui. En revanche, la culture générale c’est lassant. Rester assis sur une chaise et écouter un prof, ce n’est pas mon truc!

En quoi consiste votre apprentissage et votre profession?
Un ferblantier travaille la tôle fine, tout ce qui est cuivre, zinc, titane, aluminium, acier inoxydable, la tôle galvanisée. Je dois devenir capable de faire des pièces de décorations comme des roses, des coques pour des églises. Surtout, nous devons aussi poser des chenaux, les fixer et faire des couloirs pour l’écoulement des eaux des toits afin de les rendre étanches. Nous faisons aussi les garnitures de cheminées pour éviter que l’eau pénètre dans les maisons. Cela les rend étanches. Une partie de notre temps consiste aussi à couvrir les maisons.

Une partie de votre temps se passe sur les toits des maisons. N’êtes-vous pas sujet au vertige?
Ce n’est pas un problème pour moi. Je sais que tout le monde ne peut pas maîtriser cela. Mais nous faisons toujours très attention. En première année d’apprentissage, cela fait partie de notre formation. Nous tenons également compte de la météo. Il s’agit aussi d’éviter qu’un objet tombe du toit et blesse une personne qui se trouve au sol.

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans cette profession?
J’aime beaucoup fabriquer des boîtes, des coques, des garnitures, travailler la tôle. Mais les autres choses me plaisent aussi.

Quel est votre rayon géographique de travail?
Nous allons jusqu’à Moutier, dans les Franches-Montagnes et le Vallon de Saint-Imier.

Quel est votre horaire de travail?
Nous faisons 8h20 minutes par jour, soit 42 heures par semaine. Les saisons jouent aussi un rôle dans nos horaires.

Et les vacances?
J’ai 5 semaines de vacances annuellement.

Faites-vous des projets pour vos vacances?
Plus ou moins. En famille, nous sommes allés dans les pays limitrophes et au Costa Rica pendant deux semaines. Ce qui m’a vraiment intéressé au Costa Rica, c’était particulièrement de m’approcher des volcans. Il y en a une dizaine. Une des particularités de ce pays est qu’il n’a pas d’armée! En revanche, la police est très présente. Le 15 juillet, j’irai en Suède avec une partie de ma famille. Comme j’aime pêcher fanatiquement, je vais profiter de ces vacances pour pratiquer ce loisir.

Et à Tramelan, que faites-vous en dehors de vos heures de travail?
Je joue au FCTT, en Junior A, au poste de latéral droit. En raison de mon apprentissage, j’ai un peu réduit mes entraînements pendant cette première année. Je vais aussi pêcher la truite, la carpe, le brochet, la perche, la tanche en rivière et en étang.

Merci Virgile de nous avoir accordé cet entretien juste avant de partir en vacances là où le soleil ne se couche que brièvement en juillet.

Charles-André Geiser