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ÉDITION N°31 - Mercredi 5 Septembre 2018
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Un maillon essentiel pour la formation

Centre d’Apprentissage de l’Arc jurassien

Cela fait 10 ans que le Centre d’Apprentissage de l’Arc jurassien est au service de l’économie de la région. Avec une centaine d’apprentis en formation sur deux sites, soit La Chaux-de-Fonds et Moutier, le CAAJ est un acteur incontournable de la formation professionnelle. Retour sur ces 10 années lors d’une journée officielle marquée par la présence de Madame la conseillère d’Etat Monika Maire-Hefti.

Si le pays est toujours bien placé en terme d’innovation, la problématique de la relève dans les métiers techniques est très largement d’actualité. Raymond Stauffer, président du CAAJ et de FAJI, qui est responsable de la mise en place du projet #bepog de valorisation des métiers techniques dans l’Arc jurassien explique: «L’image des métiers techniques n’a malheureusement pas évolué au même rythme que la technique et beaucoup pensent encore que ce sont des métiers du passé. C’est tout le contraire, un CFC dans les métiers techniques est un sésame parfait pour le monde du travail».

Un savoir-faire technique unique


La force de notre région réside pour une bonne part dans le niveau de compétences et d’expertise atteint par les acteurs du monde de la microtechnique et de l’horlogerie. Ces compétences sont reconnues loin à la ronde et permettent à toute notre région de se démarquer. Mais le danger guette! Bien que le système de formation dual suisse soit envié et copié un peu partout sur la planète, la relève dans les métiers techniques est insuffisante.

Au service des entreprises industrielles


Tout d’abord, il faut se rappeler qu’en 1982, il y a 36 ans, des industriels s’étaient regroupés pour former un centre d’apprentissage commun. Ces précurseurs se nommaient Dixi, Voumard et Aciéra. A l’époque, cette collaboration entre entreprises avait été saluée comme «révolutionnaire». Il faut dire qu’en ces temps-là, les horlogers dictaient le rythme: chacun pour soi. La parole à Raymond Stauffer: «Aujourd’hui, on a compris que pour se battre contre le reste du monde industriel, il faut travailler ensemble et quand je dis qu’on a compris qu’il faut s’unir, je pense que cet exemple de mutualisation reste un excellent modèle que l’on peut encore développer dans d’autres domaines! #bepog en est un!»
Le tissu économique de l’Arc jurassien est composé principalement de PME et souvent, malheureusement ces dernières n’ont pas les ressources pour former des apprentis. C’est la raison même de l’existence du CAAJ. Une trentaine d’entreprises sont aujourd’hui partenaires de l’institution de formation. Les raisons? Raymond Stauffer répond: «Les raisons sont simples, les entreprises sociétaires nous délèguent la formation de base de leurs apprentis. Après deux ans passés à acquérir les fondamentaux, les jeunes continuent leur formation au sein des entreprises. Quand ils les rejoignent, ils sont directement opérationnels. Ceci simplifie grandement l’intégration». Le CAAJ reste responsable du suivi pédagogique et de l’acquisition des connaissances et travaille en partenariat étroit avec les entreprises.

Des métiers d’avenir pour les filles et les garçons


Le CAAJ assure les formations de praticien(ne) en mécanique (AFP), mécanicien(ne) de production (CFC), décolleteur(euse) (CFC), polymécanicien(ne) (CFC), micromécanicien(ne) (CFC) et dessinateur(trice)-constructeur(trice) (CFC). Ces métiers de base sont enseignés par des professionnels de la formation, mais également de l’industrie. Ainsi, les apprentis sont immédiatement en contact avec les réalités du terrain. La force de ces formations réside également dans le fait qu’une fois le CFC en poche, toutes les portes sont ouvertes aux jeunes gens.

 (cp-oo)