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ÉDITION N°33 - Mercredi 19 Septembre 2018
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Gilles Perreten aux cimaises

Belprahon – Expo de peintures

Après une pose d’une quinzaine d’années et une mise en veilleuse des animations, le groupement culturel de Belprahon reprend du service et va dorénavant proposer diverses activités au village. Ce renouveau est l’occasion, pour une nouvelle équipe, de proposer à un enfant du lieu, vivant à Moutier, Gilles Perreten, de présenter ses œuvres à la salle communale qui s’y prête fort bien. L’exposition sera à découvrir du 14 septembre au 7 octobre prochains.

Il y a effectivement belle lurette que la salle communale, une ancienne ferme magnifiquement rénovée en 1984 n’avait plus accueilli d’animations culturelles, elle qui avait rayonné des relents de talents locaux ou extérieurs. On avait pu y découvrir non seulement des expositions d’artistes confirmés du lieu, tels que Maggioni, Fono, Ruiz ou Voser, mais aussi différents spectacles, animations ou manifestations qui avaient donné à ce lieu chaleureux et amical ses lettres de noblesse. Un public fidélisé avait fait découvrir Belprahon comme lieu de culture connu bien au-delà des frontières communales, avec le soutien des autorités. Mais depuis le décès de la dernière animatrice, Nelly Ruiz-Holzer, le soufflé était retombé. Un livre d’or témoigne par ailleurs des moments magiques passés.

Du sang neuf


Une nouvelle équipe enthousiaste a décidé de relancer la machine avec l’aide de quelques anciens, sous une forme qui n’est pas encore définie concrètement et pas encore organisée formellement. Avis aux intéressés qui seront les bienvenus dans la structure qui est apolitique et qui peut d’ores et déjà compter sur l’aide communale. Pour relancer la formule, on s’est donc tourné vers un enfant du lieu domicilié à Moutier, Gilles Perreten qui va donc occuper les cimaises dans les semaines à venir. Il a été bien appuyé en cela par Joëlle Gigandet qui a jeté les premières bases de l’exposition, en compagnie de plusieurs personnes du lieu, dont Marilou Voser qui connaissait bien la maniclette ayant fonctionné dans l’ancienne équipe.

Gilles Perreten


A l’aube de la cinquantaine, Gilles ressent déjà depuis tout gosse la fibre artistique qui l’habite aujourd’hui. Il peint une fois par semaine chez son ancien prof de dessin de l’école, Fono (Philippe von Niederhaüsern), devenu un pote, qui le conseille, ne l’influence pas, le laisse libre et l’encourage. Avec le temps, il a réussi à trouver un style bien personnel qu’il définit comme créations d’atmosphères et d’ambiances, avec un côté mystérieux ou étrange qui invite à la réflexion, sans vraiment de suite logique. Il est inspiré par différentes sources qui peuvent provenir par de simples observations, ou dues à des influences venant de peintres comme Balthus, Hopper, Vallotton ou Bonnard, mais aussi par le cinéma à l’instar des réalisateurs Jim Jarmusch ou David Linch. Il considère sa peinture comme figurative, réaliste. Ce qu’il recherche avant tout, c’est de capter une situation, comme un arrêt sur image.

Sa technique


Il élabore ses tableaux à l’aide de captures photos ou vidéos qu’il ne cherche pas à reproduire exactement, mais qui lui donnent des lignes directrices quant au cadrage ou aux proportions, desquelles doivent se dégager une ambiance ou juste un moment présent. Il peut alors chercher les harmonies qui s’en dégagent et trouver les tons et les couleurs qui lui conviennent. Il peint à l’acrylique sur des supports comme le papier ou le pavatex, en assez grand format. La peinture acrylique, précise Gilles Perreten, a la particularité de sécher rapidement, ce qui lui permet de superposer plusieurs couches dans un bref laps de temps. Cela lui permet d’acquérir la matière qu’il recherche, qu’il qualifie de granuleuse.

Son expo


Il est temps pour Gilles de montrer à nouveau son savoir-faire, puisqu’il n’a plus exposé depuis une quinzaine d’années. Il présentera ainsi une vingtaine de tableaux. Les cimaises de Belprahon ne lui sont pas inconnues puisqu’il y a exposé plusieurs fois. Son parcours fait état de plusieurs expositions collectives avec quelques pointures régionales, dont la dernière à la Cave de Soyhières avec Fono en 2003, et des expos personnelles aussi. Il a à son actif la réalisation de couvertures de plaquettes, d’affiches, un deuxième prix au concours du Lion’s club, et d’autres réalisations artistiques. C’est donc avec un intérêt certain qu’il aborde cette nouvelle présentation de son art dans le village de son enfance.

Claude Gigandet