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ÉDITION N°33 - Mercredi 19 Septembre 2018
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Les filles tiennent la vedette!

Lutte féminine – Bergerie de Court

Le gratin de la lutte féminine helvétique s’est retrouvé sur les hauteurs de Court le samedi 8 septembre pour une Fête fédérale de très haute tenue. C’est Yolanda Geissbühler (Eriswil) qui s’est imposée devant Marina Zahner (Kaltbrunn). Le toupin d’une valeur de 1400 francs est revenu à Diana Fankhauser (Chesalles-sur-Oron), qui a décroché le titre de reine récompensant la meilleure lutteuse de la saison.

La reine Diana. Pour célébrer son 50e anniversaire, le Club de lutte de Tavannes s’est lancé un joli défi: organiser la Fête fédérale de lutte féminine. Cette dernière manche de la saison a couronné Diana Fankhauser. Elle est repartie avec un magnifique toupin qui lui a été remis par Jérôme Rebsamen, président du Club de lutte de Tavannes. Malgré son petit gabarit, la lutteuse de Chesalles-sur-Oron a décroché le titre de reine de la lutte 2018 grâce à sa belle régularité. A la Bergerie de Court, elle s’est classée au 4e rang. Submergée par l’émotion, elle n’a pu retenir ses larmes lors d’une cérémonie finale qui a marqué l’assistance par l’humilité et la simplicité des lutteuses portant chacune un magnifique costume lors du traditionnel cortège haut en couleur.

Un prix vivant pour Yolanda. A la Bergerie de Court, Yolanda Geissbühler a sorti le tout grand jeu pour s’adjuger la victoire finale au terme d’une journée qui lui laissera un souvenir inoubliable. Elle est repartie avec un joli petit veau offert par la famille Burger, Sous-le-Mont, à Tavannes. La qualité des luttes présentées samedi en a surpris plus d’un, au point de convaincre certains sceptiques. «Le niveau technique a parfois atteint des sommets. J’ai été impressionné par leur facilité à modifier leur stratégie durant un combat», a confié un observateur averti qui n’a pas manqué une miette de cette Fête fédérale féminine.
Et les régionales? Le Jura bernois était représenté par deux lutteuses, soit les sœurs Sabrina (14 ans) et Patricia Burger (12 ans) du Club de lutte de Tavannes. Sous l’œil attentif de leur père Dominik, dit «Maoudi», qui officie également en tant que coach, elles ont parfaitement joué leur rôle de trouble-fête, prouvant au passage que le fait de travailler très fort à l’entraînement commençait gentiment à porter ses fruits. Sabrina (8c) et Patricia (8b) n’ont hélas pas réussi à décrocher une palme, mais ce n’est que partie remise. A force de soigner les détails, leur persévérance finira bien par payer…

La revanche de Lukas. Dimanche 9 septembre, la fête du Club de lutte de Tavannes, également organisée à la Bergerie de Court et non au Harzer, a tenu toutes ses promesses. En finale, Lukas Renfer n’a laissé aucune chance à Maël Staub, surpris par un «Brienz arrière» qu’il ne voyait pas venir à ce moment-là du combat. «Je connais parfaitement Lukas pour m’entraîner régulièrement avec lui», explique Maël Staub. «Je savais exactement ce qu’il mijotait, mais je n’ai même pas eu le temps de prévoir ma garde.» De son côté, Lukas Renfer affichait une mine resplendissante: «Je m’étais incliné en finale face à Maël il y a 4 ans et j’ai juste remis les pendules à l’heure», a-t-il expliqué. A Court, la lutte régionale a probablement connu un tournant avec la prise de pouvoir de Renfer, qui affiche désormais des ambitions nettement plus élevées que le lutteur de Sonceboz-Sombeval.
On décernera une mention particulière au Club de lutte de Tavannes pour sa parfaite organisation. Entre sport et productions folkloriques, les festivités n’ont jamais sombré dans la monotonie. Un grand merci pour ces moments privilégiés…

Olivier Odiet