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ÉDITION N°35 - Mercredi 3 Octobre 2018
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Une bouchère qui porte la culotte!

Formation – Cloé Nussbaumer

D’un contact agréable, souriante et ouverte à nos questions lors de notre visite sur son lieu d’apprentissage, Cloé Nussbaumer a laissé de côté, le temps de notre rencontre, son tablier de travail pour nous décrire sa vie actuelle. Cette jeune fille de 17 ans présente deux particularités que peu de jeunes filles de notre pays choisissent. Et cela rend le déroulement de ses semaines de formation et de loisirs tout sauf monotone.

Cloé Nussbaumer, dont le domicile familial se trouve dans le Val de Ruz, occupe en semaine un studio à Corgémont. Après avoir effectué des stages dans plusieurs secteurs, Cloé a saisi l’opportunité d’effectuer dans ce village du Jura bernois un apprentissage de bouchère-charcutière à la Boucherie Junod. Elle vient d’entamer sa deuxième année de formation qui lui permettra d’obtenir son CFC au terme des 3 ans de son contrat.

– Cloé, dites-nous de quoi est constitué le programme hebdomadaire d’une apprentie bouchère-charcutière?
Deux jours par semaine, on bouchoie à l’abattoir de Corgémont. Le lundi, c’est spécialement les porcs et le jeudi, ce sont les bovins et les autres animaux. Les autres jours, on prépare la viande et les saucisses. Le vendredi, on prépare ce qu’il faut pour les commandes du week-end. Je travaille un samedi sur deux. Quand je bosse le samedi matin, j’ai congé le mardi matin. La formation théorique se fait à Moutier au ceff artisanat chaque mercredi, le matin et l’après-midi. J’apprécie particulièrement les leçons de connaissances professionnelles.

– Etes-vous heureuse d’avoir choisie cette filière professionnelle?
Oui, cela me plait énormément et je ne regrette pas du tout d’avoir choisi de suivre cet apprentissage.

– Différents médias ont mis en évidence que vous pratiquez un sport accessible aux hommes et aux femmes mais dans lequel peu de jeunes filles expriment leurs capacités et leur passion. De quoi s’agit-il?
Influencée positivement par deux de mes frères qui pratiquent la lutte suisse, j’ai également décidé à l’âge de 15 ans et demi de les imiter. En 2018, j’ai participé à 8 concours de lutte qui m’ont permis de découvrir plusieurs régions de la Suisse. J’apprécie aussi cette facette de cette discipline. Agée de 16 ans, j’évolue dans la catégorie active.

– On ne s’improvise sans doute pas lutteuse à la culotte sans un sérieux et solide entraînement. Comment vous entraînez-vous pour vous mesurer à vos adversaires et, si possible, de les vaincre sur les ronds de sciure?
Je suis membre d’un club à Neuchâtel, mais en raison de mon lieu de travail actuel, je vais aussi m’entraîner à Tavannes. Le lundi, je vais à Neuchâtel et le mardi soir c’est généralement à Tavannes. Le jeudi soir, c’est physique et technique. Il m’arrive de suivre l’entraînement 4 soirs par semaine, de 18h45 à 22h. Les séances se composent d’une partie physique et une autre de pratique, de techniques de prises et de défenses. Ma dernière compétition s’est déroulée à la Bergerie de Court le 8 septembre. Nous marquons maintenant une pause de trois semaines. Je suis vraiment motivée pour continuer. C’est en mars-avril 2019 que la prochaine saison s’ouvrira.

Merci Cloé de nous avoir accordé cet entretien en pleine journée de travail. Nous vous souhaitons plein de satisfactions et de réussites tant sur le plan professionnel que sportif.

Charles-André Geiser