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ÉDITION N°4 - Mercredi 31 Janvier 2018
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Hans Bexkens

Hans Bexkens respire la sérénité dans un environnement qui lui sied à merveille. (photo oo)

Passé glorieux

Coach et joueur évoluant au sommet de la hiérarchie du volleyball helvétique durant plusieurs années, Hans Bexkens revient sur son fantastique parcours en se montrant très reconnaissant avec la Suisse, pays d’adoption dans lequel il n’a jamais connu le moindre problème d’intégration. Aujourd’hui domicilié à Bévilard, le Hollandais respire la sérénité dans un environnement qui lui sied à merveille. Rencontre avec une personnalité attachante, calme et posée mais plutôt tenace dans ses convictions.

Collectionneur de défis, Hans Bexkens est tombé dans la marmite du sport en général et du volleyball en particulier dès son plus jeune âge. En Hollande, il a joué au plus haut niveau tout en gardant un statut d’amateur. C’est en 1985 qu’il décida de tenter une expérience en Suisse pour pratiquer son sport favori avec le VBC Colombier. Entraîneur-joueur, il a réussi l’exploit de propulser l’équipe en LNA dès la première saison.
En fait, dans chaque club où Bexkens passait, la magie opérait. Mais quel était donc son secret? «J’essayais de trouver des astuces pour déstabiliser nos adversaires», explique-t-il. «Mais pour cela, il était impératif de pouvoir s’appuyer sur une équipe en confiance. En plus de cacher les points faibles, j’arrivais à exploiter les points forts de mes joueuses et de mes joueurs. Je ne leur confiais jamais un rôle si je n’étais pas convaincu qu’il collait parfaitement avec leurs capacités», poursuit-il. C’est donc parce qu’il tirait le maximum du potentiel de ses protégés(es) que le brave Hans Bexkens s’est fait un nom dans le milieu du volleyball helvétique. Parmi les moments forts de sa longue et prestigieuse carrière, on citera la qualification de son équipe Sursee dans un match décisif avant les demi-finales des playoffs de LNA face à l’épouvantail Näfels.

TGV-87 déjouait les pronostics!


Hans Bexkens garde également un souvenir impérissable de son passage à TGV-87 (LNA) durant deux saisons : «L’équipe était condamnée à la relégation par les observateurs avant même le début du championnat», signale-t-il. «Non seulement, nous avons réussi à déjouer les pronostics en occupant une place au milieu du classement, mais les grandes équipes redoutaient de venir jouer à Tramelan.» Hans Bexkens a poursuivi sa trajectoire en tant que coach de l’équipe féminine de VFM, qui venait d’être promue en LNB. Sous sa responsabilité, l’équipe a rapidement progressé et c’est en toute logique qu’elle a obtenu sa promotion en LNA.

Retour gagnant à VFM


Après avoir réussi à maintenir les filles de VFM au sommet de la hiérarchie durant plusieurs saisons, Hans Bexkens a éprouvé le besoin de déconnecter pour donner la priorité à sa famille ainsi qu’à sa profession d’enseignant qu’il menait parallèlement à sa carrière sportive. Il a repris les rênes de l’équipe féminine de VFM en décembre 2000 au pied levé alors qu’elle était en perte de vitesse. Ce rôle de pompier lui a valu d’agréables surprises comme la victoire de VFM face à Köniz qui était un peu le Volero Zurich de l’époque. La formation franc-montagnarde a finalement terminé la saison au 3e rang à la stupéfaction générale. Tous les signaux étaient au vert pour voir Hans Bexkens poursuivre son aventure avec VFM, mais le comité a remis en cause l’accord de principe qui avait été établi entre le coach hollandais et le manager Benoît Gogniat. Résultats des courses: un nouvel entraîneur a débarqué, Bexkens n’ayant plus que les yeux pour pleurer. En matière de reconnaissance, on a déjà vu mieux… Ensuite, Hans Bexkens a enchaîné les expériences dans de nombreux clubs régionaux (Delémont; Moutier; BMV 92, Volleyboys Bienne) pour le plaisir avant tout. Entre BMV et Hans Bexkens, l’aventure se poursuit encore aujourd’hui. «Je cumule le fonctions d’entraîneur-joueur et de capitaine», explique-t-il. «Néo-promue, l’équipe lutte pour son maintien en 2e ligue. La situation est délicate, c’est vrai, mais BMV a encore une petite chance de se maintenir», explique-t-il. Dans ses années de gloire, il a également entraîné l’équipe féminine de Leysin (LNB) qui a ensuite fusionné avec Montreux. Hans Bexkens a goûté aux joies d’une promotion en LNA avec cette équipe. Encore un coup de maître…
Au niveau professionnel, Hans Bexkens s’occupe des élèves à haut potentiel à l’école primaire de Valbirse. En parallèle, il travaille en tant que coordinateur en éducation physique pour la Berne francophone à la CRTS (Conférence romande et tessinoise du sport). Dans les grandes lignes, l’objectif de ce projet fédéral est de donner une direction commune à l’organisation des leçons d’éducation physique à l’école obligatoire. Tout un programme…

Des choix dictés par le sport


Marié à Sylvie (enseignante spécialisée à l’école primaire de Valbirse) et père de trois enfants (Coline, Maïa et Evan), Hans Bexkens n’a jamais regretté sa décision d’avoir quitté la Hollande pour la Suisse en 1985: «C’est grâce au sport que je suis ici aujourd’hui. La Suisse m’a vraiment beaucoup apporté. J’ai compris que la mentalité entre les Alémaniques et les Romands n’était finalement pas si différente que certains veulent bien le prétendre. Le côté festif ressort davantage en Romandie, c’est vrai, mais il y a de la rigueur aussi, croyez-moi.» Passionné, empathique et agréable, Hans Bexkens peut se montrer tenace quand on s’attaque à ses convictions. «On m’a parfois traité d’arrogant parce que je défendais mes idées bec et ongles. J’ai un avis relativement tranché, je l’admets volontiers.»

Olivier Odiet