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ÉDITION N°4 - Mercredi 31 Janvier 2018
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Nicolas Fluri prêt pour les JO

La ville de Moutier aura son ambassadeur aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang en la personne de Nicolas Fluri, sélectionné par la Fédération internationale de hockey sur glace pour arbitrer en Cordée du Sud. Samedi dernier, le HC Moutier a marqué l’événement dignement en organisant une manifestation en l’honneur de son héros. Après avoir participé à un débat sur le hockey sur glace et son évolution, le Prévôtois domicilié à Sion a donné le coup d’envoi du match Moutier - Le Mouret. (photo Olivier Odiet)

HC Moutier – Nicolas Fluri accueilli en héros

Sélectionné par la Fédération internationale de hockey sur glace aux Jeux Olympiques de PyeongChang en Corée du Sud, le juge de ligne Nicolas Fluri a croulé sous les honneurs et les éloges, samedi dernier en Prévôté lors d’une manifestation organisée par le HC Moutier. Après avoir participé à un débat sur l’évolution du hockey sur glace, ce sportif modèle a donné le coup d’envoi du match opposant le HC Moutier au HC Le Mouret à la Valiant Arena. Retour sur un événement qui valait assurément le déplacement.

C’est avec une fierté légitime que la grande famille du HC Moutier a honoré Nicolas Fluri, sélectionné pour arbitrer aux Jeux Olympiques de Pyeongchang. Cet événement s’est tenu samedi dernier au restaurant de la Tornos Les Deux Tours devant une belle brochette de personnalités et une assistance fournie. L’honneur d’ouvrir la partie oratoire est revenu au maire de Moutier Marcel Winistoerfer, représentant de la Municipalité de Moutier avec Jean-Jacques Clémençon. «Après Tintin au Tibet, c’est Nico en Corée», a commenté le maire de Moutier, qui connaît bien Nicolas Fluri, son ancien élève de l’école secondaire. «Quand il s’est lancé dans l’arbitrage, je me suis dit, en voilà un qui n’a pas peur. Nicolas, c’est une tête bien pleine dans un corps bien fait. Un bon gars avec une immense gentillesse.»

Une avalanche de compliments


Marcel Winistoerfer a encore énuméré certaines anecdotes, rappelant au passage que le fruit n’était pas tombé bien loin de l’arbre. Référence aux parents de Nicolas, «des champions sur selle», selon l’expression choisie par le maire. Président du HC Moutier, Francis Spart ne s’est pas montré avare en compliments: «Nicolas a commencé l’arbitrage au bas de l’échelle, mais il n’a jamais cessé de grimper dans la hiérarchie et ce n’est pas fini.» Le président du HCM a ensuite lancé un clin d’œil aux arbitres qui ont marqué l’histoire du club prévôtois, soit Fernand Ledermann, Serge Ghiggia, Laurent Schmid, Michel Clémençon, Julien Staudenmann et Bertrand Houriet. Nicolas Fluri a ensuite prononcé quelques mots. Il s’est déclaré flatté de recevoir autant d’honneurs et c’est avec un immense plaisir qu’il a partagé ces instants privilégiés avec un public tout acquis à sa cause. C’est plutôt rare pour un arbitre…

Simulation téléphonique


Survint alors le plat de résistance de cette cérémonie: un débat sur l’arbitrage et son évolution. C’est le journaliste du JdJ Laurent Kleisl qui tenait le rôle de modérateur. Qualifiant d’emblée Nicolas Fluri de gendre idéal, ce fin chroniqueur a simulé des appels téléphoniques de Christian Constantin et de Brent Reiber, avec un humour qui ne laissa visiblement pas le public de glace compte tenu de ses applaudissements nourris. Après avoir répondu aux nombreuses questions du journaliste avec clairvoyance et pertinence, Nicolas Fluri a renouvelé l’exercice lors de la partie réservée aux questions du public. Interrogé sur son avenir dans le milieu de l’arbitrage, le responsable des affaires juridiques au Service de la Santé publique du canton du Valais s’est fendu d’un long plaidoyer: «On me demande souvent si je quitterai un jour ma fonction de juge de ligne pour celle d’arbitre principal. Un peu comme si mon rôle actuel dans l’arbitrage était une sous-profession. Rassurez-vous, c’est loin d’être le cas. La répartition des tâches est différente, mais les deux fonctions sont pointues dans leur domaine respectif. Mon idée, c’est effectivement de franchir le pas un jour. Je parlerai alors de changement d’orientation et non de promotion.» Pour l’instant, Nicolas Fluri a décidé de ne rien décider. Il rendra son verdict à la fin de la saison.Patience…

Olivier Odiet


Nicolas Fluri et…


… son premier souvenir des Jeux Olympiques: «La médaille d’or du cycliste Pascal Richard à Atlanta en 1996.»
… le derby Ambri – Lugano: «Ce n’est pas forcément les grands matchs qui posent le plus de problèmes. C’est plus compliqué pour un arbitre de jouer devant une maigre assistance et de repérer le «supporter» qui l’insulte durant tout le match que de siffler dans une ambiance indescriptible. N’oublions pas qu’un arbitre forge son caractère dans les ligues inférieures.»
… le nombre d’heures de travail pour un match de National League: «Entre 8 heures et 12 heures.»
… sa plus grande satisfaction: «Pour un joueur, c’est de marquer des buts. Pour un arbitre, c’est de prendre les bonnes décisions.»
… sa perception de l’arbitrage: «C’est une école de vie. Il faut accepter la faute. On apprend toujours de ses erreurs.»
… son attitude lors d’une bagarre entre deux joueurs : «J’essaie d’abord de me protéger en intervenant au moment propice et non pas juste après le déclenchement de l’altercation, par exemple.»
… La répartition du pourcentage de son taux d’occupation entre son activité professionnelle au canton du Valais et l’arbitrage: «En théorie, c’est 80 - 20. En pratique, ça se calcule différemment. J’ai la chance d’avoir un employeur conciliant. Sans cette flexibilité, il ne serait tout simplement pas possible d’arbitrer à un tel niveau.»

(oo)