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ÉDITION N°5 - Mercredi 7 Février 2018
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La Municipalité perd une perle!

Depuis le 1er mai 1976, Michel Rossé s’est adapté à chaque situation avec une grande flexibilité à la commune de Moutier. (photo Olivier Odiet)

Michel Rossé (Contrôleur des installations de combustion)

Entré à la commune de Moutier le 1er mai 1976 en tant que garde-bain en été et employé au service de la voirie en hiver, Michel Rossé a ensuite poursuivi sa carrière au poste de responsable du contrôle des installations de combustion. Ce fidèle employé de la Municipalité prendra officiellement sa retraite en mai 2018. Rencontre avec un modèle de fidélité, de flexibilité et de polyvalence.

En mai prochain, la Municipalité de Moutier prendra officiellement congé du doyen de ses employés qui s’accordera une retraite bien méritée après 42 ans de bons et loyaux services. Même si Michel Rossé n’aime pas trop regarder dans le rétroviseur, on lui a demandé de se faire violence pour se plonger dans un livre de souvenirs riche en anecdotes. Après avoir effectué un apprentissage de mécanicien sur autos à Delémont, il a travaillé quelques années au Garage du Roc à Moutier avant d’entrer à la Municipalité de Moutier. En 1976, Michel Rossé a succédé à Roger Heimberg en tant que garde-bain à la piscine de Moutier. En hiver, ce véritable touche-à-tout déployait son énergie dans une multitude de tâches allant des réparations mécaniques à la conduite du camion des balayures en passant par le ramassage des poubelles, des feuilles, le déneigement, l’entretien des fontaines, etc…

Un métier à risques!


Employé très flexible capable de s’adapter à chaque situation, Michel Rossé a été sollicité pour occuper le poste de responsable du contrôle des chauffages qui était avant lui confié aux agents de police Hugo Maraldi et Claude Wyssen. En 1996, l’ancien garde-bain a passé avec succès son Brevet fédéral alors que certains Maîtres-Ramoneurs ont essuyé une cruelle désillusion. Nous n’irons pas jusqu’à prétendre que la fonction de contrôleur des brûleurs est aussi impopulaire que le métier d’agent de poursuites, mais force est de constater que Michel Rossé n’a pas toujours été accueilli à bras ouverts: «J’ai tout vécu!», s’exclame-t-il. «Certains m’ont envoyé leur chien et ce n’est pas le pire…» Pour ne pas heurter les âmes sensibles, il ne donnera pas davantage de détails. «Il faut être réaliste: une personne qui vient d’apprendre que son changement de chauffage occasionnera une dépense de 20’000 francs ne va pas forcément se dépêcher d’ouvrir une bouteille de champagne avec le contrôleur des brûleurs!», s’exclame-t-il. Pour être au top dans un métier en constante évolution, Michel Rossé a suivi régulièrement des cours au Beco à Berne aux côtés des Maîtres-Ramoneurs de notre région. «Des traducteurs étaient nécessaires car les personnes chargées de donner cette formation continue ne parlaient pas un mot de français. Je garde toutefois un excellent souvenir de ces déplacements à Berne car tout le monde était très sympa.» Michel Rossé n’a pas seulement souffert au moment de préparer son examen au Brevet fédéral, mais également lorsqu’il a dû prendre le virage de l’informatique: «La suppression du papier représentait une véritable révolution. Tout était nouveau pour moi. J’en ai bavé…»

Sur tous les fronts!


A l’heure d’énumérer les moments forts de ses 42 ans de carrière, Michel Rossé est naturellement revenu sur son expérience de garde-bain qui exigeait des qualités de polyvalence évidentes: «A cette époque-là, je travaillais 7 jours sur 7 de 7h à 20h30. Surveillance, sauvetage, entretien, nettoyages, gazon, petites réparations: il n’y avait pas de place pour l’ennui.» Et notre interlocuteur d’ajouter: «J’ai eu la chance de ne connaître aucun pépin durant toutes mes années passées à la piscine de Moutier. Même lorsque j’officiais en tant que remplaçant des gardes-bains titulaires, aucune noyade n’est survenue.»
Depuis l’automne dernier, la Municipalité de Moutier a confié le contrôle des installations de combustion à l’entreprise de ramonage Raymond Brin de Moutier. Quant à Michel Rossé, il jouira d’une retraite bien méritée dès le mois de mai prochain: «C’est une étape de ma vie que j’aborde en toute sérénité. J’aime beaucoup marcher le long des rivières. Je profiterai également de ma retraite pour goûter, avec mon épouse, aux joies de la plaisance sur notre voilier posé à Kusadasi, une célèbre station balnéaire de Turquie. En toute honnêteté, c’est un moment que j’attends depuis longtemps», conclut Michel Rossé, visiblement ravi de pouvoir ouvrir les portes de l’évasion…

Olivier Odiet