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ÉDITION N°7 - Mercredi 21 Février 2018
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Menuisier: un métier d’avenir

Bastien Roos: un apprenti menuisier de 2e année qui met du cœur à l’ouvrage. (photo cg)

Formation – Bastien Roos

Il a l’air bien motivé, le jeune Bastien Roos, apprenti de 2e année au sein de l’entreprise Hauser de Moutier. C’est que l’apprentissage de menuiser est fascinant et varié. Le bois est une matière vivante et agréable à travailler, que ce soit à l’atelier, au chantier ou à la pose chez le client. On touche à tout, et aucun boulot ne ressemble à l’autre ne serait-ce que par les matériaux et les techniques employés et qui ont bien évolués dans la profession. A mi-chemin de son cursus de formation, il nous raconte son plaisir d’embrasser une carrière dans un métier passionnant.

Natif de Crémines, Bastien Roos, 17 ans, est le fils de Bernard, décolleteur, et Patricia, contrôleuse, qui travaillent tous les deux dans la même usine. Il a une sœur jumelle, Elodie, future employée de commerce. Il occupe ses loisirs au sein d’une équipe de foot de 4e ligue et voue une attention toute particulière à ses lapins. Il a la chance d’apprendre les rudiments du métier à la menuiserie Hauser, une entreprise qui a formé un nombre impressionnant d’apprentis. La firme existe depuis 1905 et est actuellement dirigée par Philippe Hauser. Forte d’une quinzaine de collaborateurs dont quatre apprentis, Hauser SA est active dans tout ce qui touche à la menuiserie et la charpenterie, dans tous les domaines où le bois est employé. Bastien aime l’ambiance qui règne dans cette entreprise où il réalise un très bon apprentissage. Ce qui frappe quand on pénètre dans la menuiserie, c’est la propreté et l’ordre.
Les anciennes machines côtoient celles à commande numérique, les anciens sols sont nets et les espaces assez grands pour y travailler à l’aise. Les collaborateurs se prémunissent des bruits de scies, raboteuses ou autres avec des protections auditives.

Une matière qui évolue


Il est loin le temps où le bois régnait tout seul en maître et seigneur dans la menuiserie. Même s’il en reste l’élément principal et qu’il est décliné sous diverses formes, il a dû faire une place à des matières telles que l’alu, le pvc, le métal, le synthétique et bien d’autres qu’on lui associe pour des questions de solidité ou de modernité. Mais le bois reste noble et agréable à travailler. Et l’apprenti qui commence à l’apprivoiser s’en fera sans aucun doute un ami car il demande précision et minutie.

Un apprentissage varié


Il faut compter quatre années de formation pour devenir menuisier, un métier qui se féminise aussi de plus en plus et qui est sanctionné par un CFC. L’apprenti commence par deux semaines de cours où il se familiarise avec les divers outils manuels, scies, varlopes, rabots, ciseaux à bois, etc… pour se familiariser avec la matière et apprendre les différents assemblages, puis l’emploi des petites machines à main. Vers la deuxième année, il passera aux grosses machines diverses, voire numériques, qui demandent une instruction précise et des règles de sécurités strictes, sous l’égide de la SUVA.
L’apprenti devra aussi apprendre à lire les plans des architectes, dessiner lui-même les plans d’exécution des éléments à réaliser, dresser la liste des matériaux nécessaires, choisir ses planches et autres matières et les découper, exécuter différentes sortes d’assemblage, usiner les différentes parties de l’élément à construire, poser les isolations thermiques et phoniques, etc..., pour finir par appliquer sur les bois ou les panneaux divers traitements de surfaces adaptés, aussi bien pour une belle finition que pour une résistance requise, ou encore poser les ferrements pour les travaux réalisés en atelier, ainsi que bien d’autres opérations.
Le menuisier est à l’œuvre pour la fabrication, la préfabrication et l’assemblage d’éléments en bois aussi bien en atelier que sur les chantiers ou chez les particuliers, dans des bâtiments neufs ou en rénovation.

La formation


Les cours pratiques et théoriques se déroulent au CEJEF (centre jurassien d’enseignement et de formation) de Delémont, dans les locaux modernes et performants de l’Ecole jurassienne du bois. L’apprentissage de quatre ans se déroule en formation système dual, entreprise autorisée à former des apprentis et un jour par semaine à l’école professionnelle pour se familiariser avec les connaissances professionnelles et la culture générale. 48 jours de cours interentreprises sont également nécessaires dans ces mêmes locaux et des évaluations régulières de l’apprenti sont faites par des experts. Le métier de menuiser peut déboucher sur bien d’autres perspectives allant d’un apprentissage complémentaire de charpentier (deux ans en plus), divers brevets fédéraux, (contremaître, technicien ET ou ingénieur HES), la maîtrise, ou la possibilité d’obtenir une maturité professionnelle pendant l’apprentissage ou après l’obtention du CFC, selon des modalités variables d’un canton à l’autre, ce qui peut être le point de départ de ces diverses spécificités.
Gageons que Bastien Roos va encore découvrir bien des ficelles du métier et acquérir au fil des ans, une belle expérience grâce à un apprentissage réalisé dans une entreprise formatrice performante. Bel avenir!

Claude Gigandet